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Chaque jour Oneshot Media vous connecte au monde de la cigarette électronique à travers les actualités vape nationales et internationales mais aussi grâce aux revues qui vous permettent de mieux choisir vos e-cigarettes. Grâce à nos partenaires, nous vous proposons également des tests d’e-liquides et la couverture digitale d’évènements spécialisés.

Dédiés aux vapoteurs débutants mais aussi aux experts et aux professionnels du secteur, Oneshot Media œuvre chaque jour pour vous tenir informés de toutes les facettes de la cigarette électronique.

Accueil / Le Grand Guide des E-liquides

Un guide complet pour tout savoir sur les e-liquides pour cigarette électronique.

À quoi ils servent, d’où ils viennent, ce qu’ils contiennent, les lois et normes qui les encadrent et comment bien les choisir en fonction de vos besoins… Si une question vous taraude, la réponse est forcément là !

🌟Sommaire

Qu’est-ce qu’un e-liquide ?

Ce que l’on nomme couramment e-liquide, eliquide ou simplement liquide – voire juice pour les bilingues en herbe – est un mélange de plusieurs composants, destiné exclusivement au réservoir d’une cigarette électronique.

// À retenir

Peu importe le liquide pour e-cigarette choisi, sa consommation doit obligatoirement se faire via le matériel adéquat, c’est-à-dire une vapoteuse. Un eliquide ne doit jamais être bu, ingéré ou appliqué en usage cutanée.
De même, son usage est strictement réservé aux personnes majeures (18+), anciennement fumeuses de préférence, souhaitant démarrer un sevrage tabagique par la vape – ou compléter leur arsenal thérapeutique par cet outil.

À quoi ça sert ?

Une fois versé dans le réservoir, tank ou cartouche de votre dispositif de vapotage, le e-liquide est directement en contact avec une résistance.

En actionnant l’appareil, cette dernière va alors chauffer le liquide présent, qui remontera le long de la chambre d’atomisation, jusqu’à l’embout buccal (ou drip-tip) pour finir sa course dans votre bouche, sous forme de vapeur. Transportant avec lui divers arômes, de la nicotine ou du CBD selon le e liquide choisi.

L’intérêt d’une telle méthode ? Supprimer la combustion inhérente au tabac fumé, et ainsi, permettre aux fumeuses et fumeurs de réduire les risques liés au tabagisme, tout en progressant à leur rythme dans la gestion de leur dépendance à la nicotine ou au cannabis par exemple.

Tout savoir sur leur composition : de la PG à la VG

Tout e-liquide pour cigarette électronique possède la même base commune de formulation, nécessaire au processus de vaporisation.

La glycérine végétale (VG)

Agent hydratant et humectant, au goût légèrement sucré et à l’aspect transparent plus ou moins visqueux, la glycérine végétale ou VG est utilisée depuis des décennies dans de nombreux domaines de la vie courante. Des cosmétiques aux médicaments pharmaceutiques.

Présente dans tout e liquide sans exception, elle est ce qui permet d’obtenir cette vapeur caractéristique du monde du vapotage.

Selon son dosage (ou taux), compris sur une échelle allant de 0 à 100, elle permet de produire plus ou moins de vapeur avec sa cigarette électronique – ou de nuages comme on dit dans la vaposphère 😉.

Le propylène glycol (PG)

Dans la plupart des cas, la VG se trouve combinée au propylène glycol, ou PG (aussi appelé monopropylène glycol ou MPG). Une substance claire et inodore, principalement employée dans les industries cosmétiques et alimentaires en tant qu’agent conservateur et liant.

Dans les e-liquides pour cigarettes électroniques, le PG sert essentiellement à stabiliser la formule et à transporter les arômes.

Selon son dosage (ou taux), compris de 0 à 100 également, il permet d’assurer un « hit » plus ou moins marqué : cette fameuse sensation de contraction en gorge qui rappelle la cigarette classique.

// Le saviez-vous ?

Contrairement à ce que l’on peut parfois entendre, le propylène glycol n’est pas de l’antigel. Il est effectivement utilisé pour en produire, mais souvent confondu avec l’éthylène glycol, sa version toxique, effectivement très courant dans les antigels proposés sur le marché de l’automobile.



Les taux PG/VG



Ensemble, le propylène glycol et la glycérine végétale forment ce que l’on appelle plus couramment dans le monde de la vape le taux PG/VG d’un e liquide. C’est-à-dire le ratio propylène glycol/glycérine végétale compris dans la formule.

Les plus courants ?

  • 30PG / 70VG

Un taux plus chargé en glycérine végétale (VG) qu’en propylène glycol (PG) afin d’assurer aux utilisatrices et utilisateurs une production nuageuse plus dense.

  • 70PG / 30VG

Un taux plus chargé en propylène glycol (PG) qu’en glycérine végétale (VG) afin d’intensifier le rendu de saveurs et le “hit” en gorge.

  • 50PG / 50VG

Sans doute le ratio PG/VG le plus répandu sur le marché, puisque le plus équilibré et permissif.

Mais encore ?

Bien d’autres combinaisons restent possibles et sont d’ailleurs employées chez certaines marques ou dans certaines collections de e-liquides :

  • 20PG/80VG
  • 40PG/60VG
  • 60PG/40VG
  • 80PG/20VG
  • 100VG…


Les alternatives



Progressivement, certaines marques se sont distinguées de leurs homologues du marché en proposant des alternatives au propylène glycol.

Pourquoi ?

🚨Le PG présente en effet deux désavantages majeurs :

  1. Il est issu de la pétrochimie ;
  2. Il peut se montrer très irritant pour certaines personnes intolérantes ou allergiques. Voire simplement désagréable pour celles qui ne supportent pas ses effets secondaires (irritation de la sphère ORL, assèchement de la bouche etc.).

Aussi, le marché a-t-il vu arriver deux versions 100 % végétales pour contrecarrer ces problématiques :

Le propylène glycol végétal

ou monopropylène glycol végétal (MPGV)

Une alternative biosourcée, issue de matières premières végétales et non de dérivés du pétrole. Particulièrement utilisé par le Le French Liquide par exemple, et ses marques associées et partenaires.

Le Végétol ®

Un autre substitut au propylène glycol classique, d’origine 100 % naturelle, développé par les laboratoires Xérès et notamment utilisé par les marques françaises Curieux E-liquides ou VDLV.

À quoi servent les saveurs dans les e-liquides ?

Au-delà de la glycérine végétale (VG), du propylène glycol (PG) ou de ses dérivés naturels (propylène glycol végétal ou Végétol®), les e liquides de la vape intègrent généralement des saveurs, ou arômes, afin de donner du goût – et accessoirement une odeur – à leur composition.

💡Les arômes utilisés sont tous de qualité alimentaire et régis par un certain nombre de normes (détaillées dans la section Que dit la loi ?).

On distingue cependant deux groupes :

  • les arômes naturels
  • les arômes synthétiques, créés à partir de différentes molécules, synthétisées en laboratoire.

Le tout, réparti en 4 grandes familles aromatiques.



Arômes naturels ?

Arômes synthétiques ?



Comme son nom l’indique, un arôme naturel est d’origine naturelle. On procède par extraction, distillation ou filtration pour recueillir son substrat aromatique, lequel est alors intégré au e liquide.

À l’inverse, un arôme synthétique est proprement artificiel : il est obtenu grâce à plusieurs molécules, via la chimie de synthèse.

// Le saviez-vous ?

Notez qu’un e-liquide peut tout à fait se trouver à la frontière du naturel et du synthétique, en regroupant ces deux familles d’arômes dans sa composition.

L’un est-il préférable à l’autre alors ?

On pourrait avoir tendance à penser qu’un arôme naturel est plus sûr qu’un arôme synthétique. Ce n’est pas forcément le cas, notamment en matière d’allergènes. En revanche, un arôme naturel a une plus grande force aromatique. Mais, a contrario, procéder par arômes synthétiques permet une plus grande liberté de création pour les marques. C’est pourquoi chacune a une façon bien à elle de procéder.


Les grandes familles aromatiques de la vape



De manière générale, on classe les e-liquides en 4 grandes catégories :

Les fruités

Comprenant tous les fruits, des fruits rouges, fruits exotiques, fruits du verger aux fruits de la vigne etc.

Les gourmands

Rassemblant tout ce qui a trait à la gourmandise et à la pâtisserie (vanille, caramel, café, crème, gâteau etc.)

Les classics

C’est-à-dire les goûts tabacs (et même NETs lorsqu’il s’agit d’extractions naturelles de tabac)

Les mentholés

Incluant tout le champ aromatique de la menthe et du menthol (bleue, verte, poivrée, chlorophylle etc.)

Des sous-familles

Ces catégories peuvent plus ou moins s’étoffer ou se scinder selon les sites. On trouve ainsi parfois des sous-catégories comme « fruités » et « fruités frais » pour distinguer les liquides aux fruits avec ou sans fraicheur ; « gourmands-fruités », « classic-gourmands », « classic-mentholés » ou « gourmands-frais » pour définir les e liquides à la frontière de plusieurs familles ; Et certains distinguent même les e-liquides dits « bonbons » des « gourmands ». Ou « boissons » pour classifier leurs mélanges cola, limonade etc.

L’expertise Oneshot Media

Chaque semaine, notre équipe teste pour vous les dernières nouveautés e-liquides du marché afin de vous guider dans vos choix. Chaque test fait l’objet d’une revue détaillée, à retrouver dans la section Tests e-liquides de notre site.

// À retenir

Il existe une multitude de goûts sur le marché du e-liquide. Et c’est d’ailleurs cette diversité des saveurs qui est au cœur de l’efficacité du vapotage d’après les chercheuses et chercheurs.



Du plaisir et de la motivation à vapoter



Plus que de simples marqueurs d’acidité, de douceur, de gourmandise ou d’intensité, les arômes sont les véritables garants d’une vape à la fois plaisante et efficiente, nous dit la Science.

Depuis que la vape existe et s’est démocratisée, des centaines d’études ont observé la même tendance :

Privé·e·s d’un large éventail de possibilités aromatiques, les vapoteuses et vapoteurs ne réussissent pas aussi bien leur sevrage tabagique.

Les consommatrices et consommateurs en témoignent d’ailleurs : pouvoir expérimenter diverses saveurs et alterner au besoin leur permet de maintenir à flot leur motivation. Et ainsi, de rester durablement éloigné·e·s de la cigarette de tabac combustible.

C’est justement parce qu’iels prennent plaisir à vapoter, du fait des arômes, que la méthode fonctionne aussi bien.

// Le saviez-vous ?

Si on avait pu croire que les arômes tabacs ou menthols seraient les plus performants, puisqu’inspirés directement des saveurs que ces ex-personnes fumeuses avaient l’habitude de rencontrer avec la cigarette, les chercheuses et chercheurs ont vite balayé cette impression d’un revers de la main. D’après leurs observations, ce sont plutôt les arômes dits « sucrés » – comprenant fruités comme gourmands – qui ont obtenu les meilleurs résultats auprès des participantes et participants.



Qu’en est-il des additifs et des agents sucrants ?



Si l’intérêt des arômes a été démontré, qu’en est-il alors des additifs et notamment des agents sucrants ? Sont-ils utiles, et surtout, sans danger ?

Ce qui différencie un additif d’un arôme, d’abord, c’est son rôle : l’arôme constitue la base, l’additif, le supplément. Tel un exhausteur de goût ou un modificateur de sensations, il vient ajuster le résultat au palais des consommatrices et consommateurs.

Par exemple, si votre e-liquide n’est pas assez frais à votre goût, quelques goûts d’un additif ou agent frais peut rectifier le tir. Ce principe est applicable pour tout, de la teneur en menthol jusqu’à l’effet acidulé ou pimenté, en passant par le dosage en sucre.

Et quand on dit sucre, il ne faut pas l’entendre en l’état. Car contrairement à certaines idées reçues, il n’y a pas de sucre dans les e-liquides pour cigarette électronique. On devrait plutôt parler d’effet sucrant, obtenu à partir d’édulcorants comme le « sweetener » (ou sucralose) ou le néotame. De fait, il n’existe aucune contre-indication à vapoter lorsque l’on est diabétique, contrairement au tabagisme, qui représente un vrai risque, notamment en matière d’hyperglycémie.

A-t-on vraiment besoin de nicotine ?

Après la base PG/VG et les arômes vient la nicotine. Et autant dire que cette dernière n’a pas bonne réputation.

Pourtant, lorsqu’on connaît mieux les mécanismes de l’addiction et la place qu’elle y occupe, on comprend de fait sa présence et son utilité dans les produits de vapotage…



Aux origines de la nicotine



Présente naturellement dans les plantes de la famille des Solanacées (à l’instar de la plante de tabac, mais aussi de la pomme de terre, aubergine ou encore tomate), la nicotine a traversé les âges sous différentes formes et utilisations.

D’abord plante médicinale et rituelle chez les indigènes puis poudre à sniffer de la reine Catherine de Medicis pour soulager ses terribles migraines ou encore tabac à chiquer chez les fermiers suédois, elle a été progressivement industrialisée. C’est cette forme que l’on retient, la plus connue – et la plus dangereuse : la cigarette de tabac fumé.

S’en est suivi l’amalgame le plus tenace à ce jour :

que la nicotine tue, puisque la cigarette tue.


Ce qu’est vraiment la nicotine – et ce qu’elle n’est pas



Comme les plus grands esprits du XIX et XXe siècle l’ont progressivement découvert, la nicotine est effectivement un alcaloïde puissant, aux effets stimulants et psychotropes.

C’est elle l’une des principales responsables de l’addiction tabagique. Mais ce n’est pas elle qui tue un·e fumeur·euse sur deux – ni qui rend malade : c’est la combustion, c’est-à-dire la fumée du tabac.

// À retenir

« C’est la combustion qui tue, pas la nicotine. La nicotine est la substance addictive. Elle n’est pas toxique. On la donne à tout patient fumeur, peu importe la pathologie » – Dre Marion Adler, tabacologue française

// Le saviez-vous ?

La nicotine est une substance hautement addictive, c’est vrai. Mais le pouvoir addictif qu’elle détient dans la cigarette à fumer est sans commune mesure avec les autres produits nicotinés. Nulle part ailleurs elle ne provoque de tels « shoots nicotiniques », à l’origine de la dépendance.

Doucement, les recherches ont ainsi mis en lumière son potentiel : débarrassée des dangers de la combustion, la nicotine pourrait permettre aux personnes fumeuses addictes de se sortir de la dépendance tabagique, puis nicotinique. Voire même d’avancer dans la formulation de traitements contre des maladies neurologiques.

C’est exactement l’objectif poursuivi par les substituts nicotiniques, qui contiennent précisément la même nicotine que celle qui compose les e-liquides de vos petites e-cigs.



Et les sels de nicotine alors ?



Découverte récente du marché, les sels de nicotine ont été créés afin d’adoucir le « hit » inhérent à la nicotine traditionnelle, dite « libérée ». Vous savez, cette fameuse sensation de contraction en gorge…

Du fait d’un PH plus bas (autour de 5-6, contre 8 pour la nicotine classique), ce type d’eliquide se veut donc bien plus doux en gorge.

L’intérêt ?

Permettre à des vapoteuses et vapoteurs qui ont besoin d’un taux élevé de nicotine, mais qui ne supportent pas le « hit » associé, de pouvoir profiter d’un dosage adéquat, avec un « hit » amoindri, voire absent.

Pour ne rien gâcher, ces e liquides sont également plus performants : ils transportent la nicotine plus rapidement, assurant une satisfaction plus rapide.

Et, pour celles et ceux qui voudraient bénéficier à la fois de la rapidité, sans perdre en hit, il existe désormais un bon compromis, avec les e-liquides en sel de nicotine « Hit Inside », qui associent nicotine et sels pour ne garder que le meilleur des deux solutions.



Les différents taux de nicotine des e-liquides



Dans le monde de la vape, les taux de nicotine sont presque aussi variés que les saveurs. À ceci près qu’ils ne doivent jamais dépasser un certain seuil, fixé par la loi : 20 milligrammes par millilitre, soit 20 mg/ml.

Si toute combinaison est possible, notamment par la pratique du DIY (ou Do It Yourself), qui consiste à réaliser soi-même son e liquide à vaper, les e liquides 10 ml – seuls en mesure de contenir de la nicotine d’après la loi – se répartissent globalement en 6 taux nicotiniques :

3 mg/mlsoit 30 mg la fiole
6 mg/mlsoit 60 mg la fiole
9 mg/mlsoit 90 mg la fiole
12 mg/mlsoit 120 mg la fiole
16 mg/mlsoit 160 mg la fiole
18 mg/mlsoit 180 mg la fiole

En ce qui concerne plus spécifiquement les e-liquides 10 ml aux sels de nicotine, deux taux seulement sont généralement disponibles : 10 ou 20 mg/ml. Exception faite de marques comme PULP Liquides, qui propose deux intermédiaires supplémentaires : 5 mg/ml et 15 mg/ml.

// À retenir

Si vous hésitez entre deux taux, il est toujours recommandé de choisir le plus élevé, puis de descendre progressivement si – et seulement si – vous ne ressentez plus d’envie de fumer sur la durée.



Les boosters de nicotine



Disponibles sous nicotine classique ou en sels, les boosters de nicotine diffèrent des e-liquides en ce qu’ils ne sont pas aromatisés. Ils permettent avant tout d’apporter de la nicotine à un liquide qui n’en contient pas – soit tout contenant supérieur à 10 ml.

Loi oblige, ils sont donc exclusivement conditionnés en 10 ml, sous le taux nicotinique le plus élevé permis, c’est-à-dire 20 mg/ml. Pour autant, ils délivrent rarement un tel dosage final : parce qu’ils sont versés dans un e liquide, ils se voient donc dilués.

La dose de nicotine dépend alors avant tout du volume du contenant et du nombre de boosters ajoutés.

// Le saviez-vous ?

Pour savoir combien de nicotine contiendra notre e-liquide après ajout de nos boosters, on part du taux de nicotine global contenu dans le ou les boosters, sachant qu’un booster de 10 ml en 20 mg/ml contient mathématiquement 200 mg de nicotine.
On divise alors ce chiffre (200 mg, multiplié par le nombre de boosters si plusieurs) par la quantité totale du contenant final.
Par exemple : sur un flacon total de 60 ml, rempli à 50 ml de e-liquide, on ajoute un booster. Soit 200 ÷ 60 = 3,33 mg/ml.

Le même mode de calcul est applicable à chaque fois :

TAUX DU OU DES BOOSTERS (en mg) / VOLUME TOTAL DU FLACON = TAUX NICOTINIQUE FINAL (en mg/ml)

Pour vous faciliter la tâche, de nombreux sites proposent un calculateur qui automatise la conversion pour vous.

Abécédaire des formats

On vous l’a dit : les e-liquides et contenants inférieurs à 10 ml sont les seuls à pouvoir légalement accueillir de la nicotine dans leur composition. Tous les autres sont forcément exempts de nicotine.

Aussi, hormis les cartouches 2 ml pour pods pré-remplis ou les e liquides 10 ml, on trouve communément :

  • Des e-liquides 50 ml

Parfois appelés « shortfill », « longfill » ou « Easy2Shake » par les marques. Ces derniers ont la spécificité d’être conditionnés dans des fioles plus grandes (pouvant aller de 60 à 75 ml) afin d’être complétés par des boosters de nicotine ou de la base PG/VG au besoin.

À titre d’information, ajouter un booster dans ce type de format permet d’obtenir 60 ml de e-liquide sous un taux nicotinique de 3 mg/ml. Mathématiquement, deux boosters doublent la dose, et on passe à 70 ml de e-liquide sous un taux nicotinique de 6 mg/ml.

  • Des e-liquides 100 ml

Basés sur le même principe : on les retrouve en fioles de 120 ml, afin d’être additionnés de boosters ou de base PG/VG au besoin.

À titre d’information, ajouter un booster dans ce type de format permet d’obtenir 110 ml de e-liquide sous un taux nicotinique de 1,5 mg/ml. Mathématiquement, deux boosters doublent la dose, et on passe à 120 ml de e-liquide sous un taux nicotinique de 3 mg/ml.

  • Des e-liquides 200 ml – ou plus

Ceux-là n’ont pas l’habitude de se présenter dans des flacons plus volumineux : ils sont remplis entièrement. Il faut donc les transvaser dans d’autres contenants afin de pouvoir les nicotiner.

// À retenir

Évidemment, cette liste n’est pas exhaustive et est donnée à titre informatif. De nombreuses marques se distinguent par des formats novateurs, comme e.tasty et sa collection Twenty en 20 ml.

Ce qui se cache derrière l’étiquette

Venons en maintenant aux packagings des e-liquides. Et plus précisément à leur étiquetage.

Conformément à la loi en vigueur (dont les détails fleurissent dans la section suivante), tout e liquide se doit de faire apparaitre plusieurs mentions sur son flacon.

À commencer par son nom, ses ingrédients, par ordre décroissant de poids, et les allergènes potentiels, sa teneur exacte en nicotine (ou en sels de nicotine), en milligrammes par millilitre (mg/ml), ou encore son numéro de lot, les coordonnées complètes du fabricant ou de l’importateur et le marquage CE, qui assurent la bonne traçabilité du produit.

D’autres mentions s’ajoutent à cette liste, facultatives cette fois, mais très importantes pour les consommatrices et consommateurs, à l’instar du ratio PG/VG, du profil aromatique du liquide et du dosage recommandé pour les arômes concentrés DIY.



Avertissements sanitaires



// Le saviez-vous ?

C’est une obligation pour tout e-liquide contenant de la nicotine. Un avertissement sanitaire doit figurer sur son flacon, informant l’utilisatrice ou l’utilisateur de la présence de nicotine et de ses propriétés addictives.

« La nicotine contenue dans ce produit crée une forte dépendance. Son utilisation par les non-fumeurs n’est pas recommandée »

À cela s’ajoutent des pictogrammes « Attention » ou « Danger » selon la teneur en nicotine du liquide.

// À retenir

Leur présence ne signifie aucunement que le dit eliquide présente un danger. Ces pictogrammes avertissent surtout de la nécessité de ne pas ingérer le produit, qui pourrait être nocif (point d’exclamation) voire toxique (tête de mort) dans ce cas.



DLUO ou DDM



On la confond souvent avec la date de péremption.

La Date Limite de Consommation Optimale (DLUO) aujourd’hui renommée Date de Durabilité Minimale (DDM) permet d’informer l’utilisatrice ou l’utilisateur sur l’échéance à laquelle le produit n’offre plus son meilleur rendu.

Une fois cette dernière dépassée, le produit n’est pas périmé pour autant. Contrairement à la Date Limite de Consommation (DLC), les DLUO ou DDM n’indiquent pas un risque sanitaire. Seulement une dégradation du goût du e-liquide.

Que dit la loi ?

// Le saviez-vous ?

Si les produits de vapotage n’ont pas été encadrés durant les premières années de la vape, ce n’est plus le cas depuis 2014.

En effet, la directive européenne sur les produits du tabac (ou Tobacco Products Directive, dite TPD) n° 2014/40/UE est venue encadrer la fabrication, la présentation et la vente des produits du vapotage.

Cette dernière a été transposée dans le droit français le 19 mai 2016 par l’ordonnance n° 2016-623.

// À retenir

Composition, taux nicotinique, formats, conditionnement, emballages ou encore mise sur le marché… La loi impose désormais différentes normes au secteur.
Dont :
– Une concentration maximale de 20 mg/ml de nicotine ;
– Un format limité de 10 ml pour toute solution nicotinée ;
– Un dispositif de sécurité enfant sur les flacons ;
Sans compter les règles concernant l’étiquetage, déjà énoncées précédemment.



Obligation de notification



Figure également à la liste l’obligation de notifier toute mise sur le marché, au moins six mois avant la commercialisation dudit produit (Art. L 3513-10 du Code de la santé publique).

En France, cette procédure est gérée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail – ou ANSES.

Cette dernière a aussi pour mission de contrôler régulièrement les compositions des e-liquides pour cigarette électronique, afin d’assurer un suivi sanitaire du marché.

Parallèlement, le Code de la santé publique (Art. L 3513-8 du CSP) stipule que doivent être seulement utilisés des ingrédients qui « chauffés ou non, ne présentent pas de risques pour la santé humaine ».



Les molécules interdites dans les e liquides



La loi française couvre ainsi assez précisément la question des compositions des e-liquides du vapotage.

// Le saviez-vous ?

L’article L3513-7 du Code de la santé publique interdit l’utilisation de vitamines, d’additifs et stimulants associés à l’énergie et à la vitalité (comme la caféine ou la taurine). Mais aussi d’additifs conférant des propriétés colorantes aux émissions. Ou encore ceux qui faciliteraient l’inhalation ou l’absorption de nicotine.

La réglementation interdit également l’usage de molécules classées CMR, c’est-à-dire cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques pour l’Homme, qu’elles soient avérées (1A) ou présumées (1B).



La communication encadrée



La loi prévoit également l’interdiction de présenter les produits du vapotage comme présentant un bénéfice pour la santé (Art. L 3513-18 du CSP).

Conformément au Code de la santé publique (Art. L 3513-4 du CSP), les boutiques n’ont pas non plus le droit de faire la publicité de leurs produits, sous peine de lourdes amendes.

Exception faite des modes de communication entre professionnel·le·s.

Comment bien choisir son e-liquide ?

Contrairement à ce qu’on peut lire sur certains sites, il n’existe pas une bonne méthode pour s’assurer de choisir efficacement son e liquide.

La raison en est bien simple : il existe autant de profils de vapoteuses et vapoteurs que de e-liquides, de formats, de goûts et de taux de nicotine.

Cela étant dit, certaines règles permettent de minimiser les erreurs – ou les déceptions.

// À retenir

1. Vous devez connaitre votre profil tabagique :
Étant (bientôt) une ex-fumeuse ou un ex-fumeur, le e-liquide que vous sélectionnerez doit être adapté à vos besoins en nicotine. Un autotest très simple permet de les évaluer : celui du Pr Karl Fagerström, utilisé en tabacologie et par la majorité des professionnels de santé.
2. Vous devez prioriser vos besoins sur vos envies :
Souvent, les débutantes et débutants souhaitent avant tout faire de la vapeur. Ce peut être une erreur : de tels matériels (lien Grand Guide Matériel futur) ne permettent pas d’être utilisés avec tous les e-liquides. Y compris ceux dont vous aurez surement besoin.
3. Restez proche des goûts qui vous plaisent – ou dont vous avez l’habitude.
Commencer avec une saveur dite classique (pour tabac) peut-être une bonne idée. Ou mentholée, si vous préférez une sensation type chewing-gum. Le must étant de goûter divers arômes, afin de mieux comprendre ce qui vous plait à vaper.
4. Vous ne devez pas commencer sans nicotine.
Parce que vous venez de la cigarette, qui en contient, vous en avez besoin pour vous sevrer.
5. Vous ne devez pas descendre trop vite en nicotine.
Dans la même idée, attendez toujours d’être bien en place dans votre sevrage tabagique pour abaisser votre taux nicotinique. Procédez pas à pas, très progressivement.

Pour vous guider, notre site contient une section dédiée aux nouveaux et nouvelles arrivantes : Je Débute. Vous y trouverez des sélections, tests et guides en tout genre, notamment sur les taux nicotiniques à adopter.

Sachez que dans la vaposphère, il est habituellement convenu de conseiller :

Un taux inférieur ou égal à 6 mg/mlou 5 à 10 mg/ml de sel de nicotinesi moins de 5 cigarettes par jour
Un taux intermédiaire de 6 à 12 mg/mlou 5 à 10 mg/ml de sel de nicotinesi 10 cigarettes par jour environ
Un taux plus élevé de 12 à 16 mg/mlou 15 à 20 mg/ml de sel de nicotinesi 20 cigarettes par jour environ
Les taux les plus hauts, de 18 à 20 mg/mlou 15 à 20 mg/ml de sel de nicotinesi plus de 20 cigarettes par jour

Peut-on faire soi-même son liquide ?

Parce que le monde de la vape regorge d’inventivité et d’innovation, il est en effet tout à fait possible de réaliser soi-même son e-liquide à vapoter.

C’est ce qu’on appelle plus précisément le DIY, ou Do It Yourself (pour « fait maison »).

On ne parle alors plus vraiment de e-liquide (du moins pas dans les premières étapes du processus), mais d’arômes concentrés. Car ce sont eux qui permettent de créer son propre liquide, une fois associés à du propylène glycol et de la glycérine végétale (la fameuse base PG/VG), ainsi que des additifs et des boosters au besoin.

// À retenir

Du fait de leur nature, les arômes concentrés ne sont absolument pas conçus pour être utilisés tel quel, dans un dispositif de vapotage. Ils doivent obligatoirement être mélangés, ou dilués, dans une base PG/VG.

Les avantages sont nombreux : créativité, personnalisation, économies aussi… Mais quelques désavantages sont tout de même à noter, surtout si vous débutez tout juste la vape. Car il faut bien connaître les ingrédients et les bons dosages, comme respecter à la lettre les procédures d’équipements et de protection pour effectuer son e liquide DIY en toute sécurité.

Pour vous faciliter la tâche, le géant français Alfaliquid a notamment imaginé un tout nouveau système : bcap.

Entretenir son e liquide : les astuces à retenir

Comme sa cigarette électronique, un e-liquide s’entretient afin de conserver toute sa saveur.

On veille ainsi à le garder bien fermé, dans un endroit à l’abri de la lumière du soleil. Car cette dernière a un effet bien particulier sur tout liquide nicotiné : elle contribue à son oxydation.

De même, on ne le laisse pas à la chaleur en été, pour éviter que sa texture ne devienne trop fluide. Et on fait de même en hiver, lorsque les températures sont très basses, afin d’éviter que sa texture n’épaississe trop.

// Le saviez-vous ?

Bien des e liquides se bonifient avec le temps, à la manière des vins. Sauf qu’ici on ne parle pas en années, mais plutôt en semaines.
C’est tout l’intérêt du steep ou “mise à repos du liquide”, qui permet d’accélérer ou d’optimiser ce processus à travers différentes pratiques.

Pourquoi privilégier les marques françaises ?

C’est une question qui revient souvent lorsque l’on parle de e-liquides et des spécificités du marché français.

Terre de gastronomie, la France ne fait pas exception lorsqu’il s’agit du monde du e liquide.

Acheter français, c’est non seulement s’assurer d’un liquide confectionné avec un savoir-faire national certain, mais surtout qui respecte à la lettre toutes les législations en vigueur.

C’est évidemment contribuer aux emplois de cette vaste filière, des aromaticiennes et aromaticiens aux préparatrices et préparateurs de commande, en passant par tous les métiers artistiques, commerciaux et administratifs que ce secteur génère.

Et c’est enfin soutenir un marché puissant et solidaire. Composé d’une myriade d’enseignes, petites ou grandes, locales ou nationales voire internationales, en tout genre.

Alfaliquid, Granita, Vaponaute, Le French Liquide, Salt E-Vapor, Supervape, Moonshiners, PULP Liquides, e.tasty, Mexican Cartel, Religion Juice, Secrets Lab ou encore Maison Fuel… Voilà autant de marques fiables et qualitatives, d’origine française.
Évidemment, d’autres marques étrangères sont en mesure de certifier une qualité tout aussi intéressante. On pense notamment à KIWI.



Les certifications AFNOR



Pour garantir la meilleure qualité et traçabilité possible de leurs produits à leur clientèle, certains liquidiers français sont même allés plus loin que ce que prévoit la législation, en se certifiant via l’Association française de normalisation, ou AFNOR, à travers la norme ISO 9001 ou encore l’Origine France Garantie.

C’est le cas du laboratoire LIPS France, créateur des marques Le French Liquide ou encore Moonshiners, mais également du laboratoire Gaïatrend, à l’origine des marques Alfaliquid, Vaponaute, Granita ou encore Mukk Mukk.

Concrètement, ces fabricants se soumettent entièrement au cahier des charges très strict de l’AFNOR. Qu’il s’agisse des matières premières à utiliser, des contrôles à effectuer ou encore des bonnes pratiques à avoir.

Régulièrement, les marques sont inspectées afin d’obtenir, ou non, le renouvellement de leur certification. Toutes deux l’ont systématiquement vue reconduite.

Où se procurer des e-liquides pour cigarette électronique ?

Quant à savoir où dénicher des e-liquides pour e-cigarette, cela dépendra avant tout de votre statut : êtes-vous revendeur ou revendeuse de produits du vapotage, ou simplement utilisateur ou utilisatrice.

Je suis un·e professionnel·le

Il faudra vous orienter vers les distributeurs spécialisés en cigarettes électroniques, e-liquides et accessoires.

Comme :

Il est également possible de voir directement avec les marques de e-liquides, via leur site internet par exemple.

Je suis un·e vapoteur·euse

Si vous débutez dans la vape, nous ne saurions que trop vous conseiller de vous rendre directement en boutique, ou vape-shop comme on dit chez nous !

Si vous êtes un ou une habituée, vous pouvez également trouver vos produits de vapotage courants sur internet. Attention cependant à veiller que vous vous trouvez sur un site reconnu et sécurisé.

// À retenir

Peu importe où vous achetez vos e liquides à vapoter (vape-shop, site en ligne certifié ou bureau de tabac) du moment que vous restez sur le marché légal. Seul en mesure de certifier la qualité et la traçabilité de ce que vous allez inhaler. N’oubliez jamais que le marché parallèle est certes plus attractif financièrement parlant, mais qu’il n’est pas, de fait, tenu de respecter la Loi. Vous vous exposez ainsi à des produits frelatés et des substances très dangereuses (arômes interdits ou CMR, cannabinoïdes de synthèse, drogues et autres huiles nocives à vaper).

Ces e-liquides intemporels

À l’image du Red Astaire de chez TJuice ou des Heisenberg et Pinkman de Vampire Vape, tous trois originaires du Royaume-Uni, certains e-liquides français ont marqué les esprits dès leur sortie. Et leur succès ne désemplit pas aujourd’hui.

C’est le cas :

Du liquide FR4 d’Alfaliquid (Gaïatrend)

[CLASSIC]

ALFALIQUID - FR4

Véritable monument de la vape depuis 2011.

Un classic (ou tabac) blond, enrichi de fruits à coque. Ou tout ce qu’un·e débutant·e aime pour démarrer…

Du e-liquide La Chose du French Liquide (LIPS France)

[GOURMAND]

Best-seller mondial depuis sa sortie en 2013.

Un mélange intense de café, agrémenté de fruits à coque et de vanille.

Du e liquide Old Nuts by Moonshiners Liquids

[GOURMAND]

e-liquide old nuts moonshiners

Liquide signature de la marque, créé à sa sortie en 2020.

Un mix nougat, caramel et noisette à l’image du fabricant : 100 % gourmand et finement équilibré.


Du e-liquide Licorne Recette Originale de PULP Liquides

[FRUITÉ]

Un vrai visionnaire à sa sortie en 2020 !
Ce célèbre duo de fraise et de fruit du dragon a précédé tous les autres, rendant le combo aromatique incontournable.

Du liquide Japura Amazone d’e.tasty

[FRUITÉ]

Le mix qui a largement su asseoir la notoriété de la marque, faisant d’elle l’une des plus reconnues en matière de recettes fruitées et pimpantes à base de limonade.

Du liquide Shigeri de Maison Fuel

[FRUITÉ]

FIGHTER FUEL - SHIGERI

Un liquide à succès, largement décliné par la marque depuis sa sortie en 2022 (Bloody Shigeri, Dark Shigeri, Lady Shigeri…).
Goût fruits rouges, grenade et kiwi.


Du e-liquide Fruit du Dragon Fraise Mûre by Mexican Cartel

[FRUITÉ]

MEXICAN CARTEL - FRUIT DU DRAGON FRAISE MÛRE

Sacré meilleure vente au catalogue de son revendeur officiel, Kumulus Vape, depuis 2023. Saveurs : fruit du dragon, fraise, mûre.

Du e-liquide The Bear by Secrets Lab

[MENTHE]

Un vrai coup de cœur pour l’équipe Oneshot Media : un duo de menthe simplement parfait, aussi parfumé qu’intense.

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