
Comme chaque année, la Fédération des Buralistes Île De France (IDF) s’est rassemblée pour son traditionnel Bural Date, dimanche 14 juin 2026, à La Felicità, dans le 13e arrondissement de Paris. Entre rencontres, échanges et discours de clôture de Serdar Kaya, Président national des Buralistes, et Valérie Pécresse, Présidente du Conseil régional d’Île-de-France, on fait rapidement le tour sur ce qui s’est dit.
La même formule
Toute la journée, des “speed datings” entre professionnels se sont enchaînés, permettant aux buralistes de multiplier les courts rendez-vous avec de potentiels partenaires et/ou fournisseurs de services et de solutions.
L’objectif : diversifier leur activité pour rester compétitifs et solidifier leur ancrage local, eux qui se définissent avant tout comme des commerçants de proximité.



Valérie Pécresse au Bural Date 2026
Pour cette sixième édition, le Bural Date a aussi accueilli la Présidente du Conseil régional d’Île-de-France et ancienne ministre sous Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse, pour la signature d’une convention avec les buralistes d’Île-de-France.

Au micro, l’ex-ministre a ainsi réaffirmé son soutien à ces « entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain », et rappelé la nécessité de les aider à mettre de la valeur ajoutée à leur commerce afin qu’ils puissent perdurer face à la baisse constatée des ventes de cigarettes, « surtout quand on sait que ce n’est pas forcément la consommation de tabac qui baisse, mais la vente légale », a-t-elle précisé sous les applaudissements des personnes présentes.
La Présidente de région s’est également dit étonnée qu’un tel réseau ne se soit pas vu confié « la vente de tous les produits qui sont des substituts ou des compléments à la nicotine, qu’on parle du vapotage ou du CBD ».
Pour elle, le réseau des buralistes tel qu’il a été créé permet justement de « contrôler la nature des produits qui y sont vendus, et à qui ils sont vendus » et poursuit une véritable « mission de service publique », qu’il faudrait accroître politiquement.
« Donc effectivement, il y a la question de la sécurité des buralistes, ça c’est une question importante. Mais il y a la question aussi de ce qu’on les autorise à vendre. Et moi je crois qu’il faut vraiment qu’on s’appuie sur le réseau des buralistes et qu’on vous autorise à vendre l’intégralité des produits liés à la consommation de tabac ou aux substituts. Donc je vais continuer à me battre pour cela »
Caméras intelligentes, dispositifs de repérage, de contrôle et de confiscation renforcés… la Présidente de région se dit fermement décidée à assurer la sécurité aux abords des gares et dans les transports en commun : des mesures essentielles pour contrer les trafics de drogues et autres ventes à la sauvette d’après elle. Et ainsi « ramener les consommatrices et consommateurs vers des commerces régulés et contrôlés, c’est-à-dire vers les buralistes ».
Une convention entre la région et les buralistes d’Île-de-France

D’où la convention que l’ex-ministre est venue signer avec le réseau des buralistes d’Île-de-France, qui permettra justement « d’augmenter le chiffre d’affaires des buralistes », a indiqué Valérie Pécresse.
L’une des mesures phares : autoriser les débits de tabac à vendre des tickets de métro et titres de transport, partout où les guichets dédiés font défaut. Ou encore leur permettre de s’installer dans certaines gares. Mais aussi instaurer un véritable partenariat entre les transports et le terroir d’Île-de-France et les buralistes lors de campagnes de promotion d’offres de transport, à l’image du dispositif Liberté+, ou de marques locales.
Autrement dit, créer un « réseau d’ambassadeurs de la mobilité et du tourisme en Île-de-France ».

