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Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire notre magazine papier, voici un article tiré du ONESHOT Magazine #4 : Oneshot visite ton shop : PIPELINE Store Saint-Nazaire.

Le premier PIPELINE Store a ouvrir hors de Paris… Découvrons qui se cache derrière cette folle idée.

Interview de Matthieu Le Nouen alias Matt la Batte par : Julien Delhome Photo : Pipeline


Comment en es-tu venu à la vape ?

C’est pendant l’été 2009 que j’ai eu ma première expérience avec la vape. Je commençais à en avoir marre de tousser et de cracher tous les matins. J’ai entendu parler de la cigarette électronique au détour d’un article, alors je me suis renseigné en allant sur différents forums, pour me retrouver 3 heures plus tard chez un buraliste pour acheter ma première ecig, une cigalike. J’ai tout de suite accroché au produit, mais les cartouches étaient introuvables et le liquide qu’elles contenaient était horrible, j’ai même eu le droit de faire une allergie.

J’ai eu la chance ensuite d’évoluer sur un système Joyetech, l’ego c, qui m’a permis d’éviter de reprendre la clope du moins quelques semaines de plus.

La vraie révélation a eu lieu le jour où j’ai mis les pieds chez Bocalinda à Arpajon, la boutique de notre cher Patrick Bedué. J’ai pu m’y acheter une Eroll qui m’a remis le pied à l’étrier et surtout mon premier mod, le SVD de chez Innokin. Tout cela m’a donné envie de faire des vidéos sur YouTube pour expliquer aux gens comment le matériel fonctionnait. J’avais tellement galéré que je pensais qu’il était important de faire profiter les autres de mon expérience.

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À la base, tu ne bossais pas dans la vape, comment as-tu amorcé ce virage complet ?

En effet, au départ j’avais une place d’ingénieur commercial dans une grosse boîte éditrice de logiciels de pharmacie, d’une part grâce à ma formation universitaire et aussi grâce à mon côté geek. J’ai quand même continué ce hobby en participant à la reformation des Vapomaniacs, puis à OneshotTV avec le succès que l’on connaît.

J’avais en charge un très gros portefeuille client, mais cette ambiance sérieuse était un peu trop pesante pour moi, surtout en voyant les opportunités que je voyais dans la vape.

J’ai eu la chance de pouvoir me frotter au terrain en bossant chez Flavor-hit et Lips, avant de prendre la décision de monter mon shop, et surtout de quitter la région Parisienne pour revenir dans ma ville natale.

Justement ce magasin pourquoi Saint-Nazaire et pourquoi un Pipeline store ?

Au-delà du fait que c’est ma région de naissance, j’ai vu tout de suite le potentiel de cette ville. D’une part car c’est une des villes de France où il y a le plus de cancers du poumon de France, et que malgré le nombre de shops de vape déjà présents, elle n’a pas encore été adoptée de manière flagrante comme dans certaines villes de Bretagne.

C’est là que la question s’est posée « Est-ce que je fais un autre shop de vape comme les autres, ou j’apporte quelque chose de vraiment différent avec un vrai conseil sur la nicotine ? » Étant donné que j’avais déjà fait des liquides sous la marque Matt la Batte en collaboration avec Pipeline, et que le concept de shop et de conseil était pour moi une solution évidente, avec Florent Biriotti nous avons sauté le pas. Et nous avons ouvert le 29 juin 2019.

Ton expérience a dû te faciliter la démarche ?

Oui, certainement pour aider les clients à comprendre les différents problèmes qu’ils rencontraient, et surtout être capable de connaître le matériel et les différents liquides que je propose.

Mais elle a pu me jouer des tours sur le conseil de la nicotine en ayant tendance à hésiter sur certains taux. Après deux semaines et grâce au banc test dans le magasin, j’ai pu réajuster le tir rapidement. J’ai très vite remis à plat mes convictions sur la nicotine et j’ai plus fait confiance à mon côté scientifique passé pour encore mieux conseiller la clientèle.

Aujourd’hui, mon expérience me sert surtout à comprendre les besoins de mes clients et à leur trouver la solution la plus adaptée pour qu’ils soient toujours plus satisfaits de venir dans ma boutique.

Tes succès et tes erreurs ?

Ma plus grosse erreur a été de penser que tout allait rouler, suite à un démarrage sur les chapeaux de roues, mais les fake news de septembre et maintenant la covid m’ont renvoyé à une tout autre réalité.

À côté de ça le succès, c’est de voir mes clients revenir heureux des conseils que j’ai pu leur donner, et de voir le bouche-à-oreille fonctionner. Réussir à faire arrêter les gens de fumer malgré plusieurs essais infructueux avec la vape, c’est vraiment à ce moment que l’on sait pourquoi on fait ce métier.

Prochains défis ?

Mes prochains défis sont de continuer le développement de la marque Pipeline sur la région ouest.

L’offre que nous avons est vraiment adaptée à tout type de vapoteur, et elle est vraiment ancrée dans la réalité du marché.

Je souhaite également continuer mon démarchage d’institutions médicales comme j’ai pu déjà le faire dans des centres d’addictologie de la région. C’est un public difficile, mais l’expérience est vraiment enrichissante.

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Quelles valeurs véhicules-tu dans ton engagement dans la vape ?

J’essaye de véhiculer une image d’une vape raisonnable et raisonnée. Je suis surtout pour le fait que le fumeur arrête dans les meilleures conditions, tout en gardant le plaisir qu’il réussissait à trouver dans ses cigarettes. Cela passe forcément par le conseil et donc ça prend du temps pour être bien fait.

Au-delà du liquide et du taux de nicotine, le matériel compte aussi. Prendre le temps d’écouter le client et de lui trouver la solution technique la plus adaptée à ses besoins, ainsi que la mise en marche et l’explication du matériel en lui-même, cela compte beaucoup. Ça m’exaspère encore aujourd’hui de voir des gens débarquer en ayant acheté un matériel en boutique de vape ou buraliste et ne pas savoir l’utiliser. Je prends toujours le temps d’en expliquer le fonctionnement, ce n’est pas au client qui tente d’arrêter de fumer de rater son sevrage car personne n’a pris le temps de s’occuper correctement de lui.

Quel avenir pour la vape en shop ?

Je pense que la vape en shop n’est encore qu’au début, et elle doit continuer à se développer.

Il s’agit en effet d’un domaine assez technique et malheureusement, on ne trouve pas les conseils en ligne, à moins de chercher sur des tonnes de forums, et c’est pareil pour sélectionner un liquide.

Le shop physique reste la solution la plus simple pour pouvoir tester la vape et se rendre vraiment compte de l’effet que va avoir sur nous cette incroyable invention tout au long de notre sevrage.

Les mesures prises par Olivier Véran notre ministre de la santé en faveur des shops de vape pendant ce confinement me confirme que nous sommes sur la bonne voie.



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