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Les mods électroniques

Les mods électroniques

Depuis que les premiers mods sont apparus, la course à l’optimisation a débuté avec les premiers mods électroniques, souvent décriés par les puristes, mal compris par d’autres, ils sont au cœur de notre quotidien de vapoteur depuis bien des années, surtout depuis la démocratisation des box aux alentours de 2014-2015.


Comment ça marche un mod électronique ?


mod electroUn mod électro est à la base un mod dont on peut varier la tension contrairement au mod méca dont la tension est celle de l’accu à l’instant T. Dès lors que le terme « watts « est apparu dans la bouche des utilisateurs, qui permettait de plus parler de résistance à X ohm pour une tension de X volts, les watts permettaient de donner une réponse claire, comprise de tous et dont les utilisateurs de méca pouvaient également parler, on vapait en puissance.
De là, les mods à tension variable ont laissé place aux mods à puissance réglable. On ajustait directement la puissance désirée et le mod s’occupait d’ajuster la tension pour obtenir la puissance voulue.

Maintenant que l’on a compris que la seule chose que l’on règle sur un mod c’est la tension, il est important de comprendre comment le mod fait pour réguler la tension sachant que l’accu lui délivre une tension fixe (proportionnelle à son état de charge).

Pour se faire il y a deux façons de réguler :

– Pour les tensions inférieures à la tension de l’accu : le mod va libérer la tension et la couper de manière très rapide pour apporter la tension finale stable, ce cycle s’exprime en hertz, plus le mod dispose d’un chipset performant plus les hertz sont nombreux.

– Pour les tensions supérieures à la tension de l’accu : le mod dispose de condensateurs (condo) qui vont emmagasiner l’énergie inexploitée par l’électronique (chipset) afin de la libérer pour compenser la tension de l’accu trop faible par rapport aux réglages faits sur le mod par l’utilisateur.


Qu’est-ce que le bypass ?


A l’époque où la rivalité électro vs méca était encore courante, il résidait une blague que les utilisateurs de méca faisaient quand ils croisaient un vapoteur sur électro : « Ouais ta vape n’est pas lisse !»… C’était une moquerie dû au fait que les premiers mods électro n’étaient pas très performants. On arrivait à ressentir les cycles du chipset, ce qui donnait l’effet d’un serpent à sonnette quand on vapait… Sauf que l’électronique s’est très vite améliorée et des fabricants se sont même amusés à ajouter un mode de fonctionnement simulant l’effet méca. Le mod libérait la tension de l’accu sans la moindre régulation, le mode “bypass” qui passait outre le système de régulation.

 


Le contrôle de température dans tout ça ?


Mort prématurément dans l’œuf, le contrôle temp est sans doute la plus brillante fonction apparue sur un mode électro ! On ne se souciait plus de savoir à quelle puissance on vapait, on contrôlait directement la température maximale de vaporisation de son liquide afin d’avoir le même rendu de la première à la dernière inhalation…
Sauf que cela impliquait beaucoup de paramètres que bon nombre d’utilisateurs ne voulaient pas s’amuser à gérer tels :

– la calibration de la résistance afin de dire au mod qu’à froid notre résistance est à cette valeur, lui permettant que si la valeur changeait, il pouvait connaitre sa température.
– utiliser des résistances composées de fils différents comme le nickel, le nife30, l’inox, … Tout en n’oubliant pas de paramétrer le fil adéquat dans le mod.
– bien régler sa température maximale et régler ses watts de manière logique (les watts étant simplement la réactivité du mod pour atteindre la température limite).
– avoir tout la chaine de connexion bien propre et correctement vissée, la moindre perte engendrait des erreurs importantes au final.

Les modes TCR et TFR ne sont que des variantes du contrôle température, apportant des fonctionnalités encore plus pointues, comme la possibilité de paramétrer une courbe de résistivité d’un fil ou le coefficient de chauffe d’un fil..
Prometteur sur le papier, mais peut-être apparu trop tôt pour les vapoteurs au vu des contraintes que cela impliquait.


Doubles ou triples accus ? Parallèle ou série ?


Depuis que la vape s’est fortement démocratisée, les atomiseurs (reconstructibles et non reconstructibles) n’ont pas cessé de repousser les limites, toujours plus de puissance pour toujours plus de vapeur, obligeant les fabricants à ajouter un deuxième, un troisième voir un quatrième accu dans les box, permettant cette fois de dépasser sans vergogne les 200 voir 300 Watts sur le papier.

Toute personne ayant suivi un cursus scolaire au collège se souvient surement de ses cours de physique-chimie où on parlait de câblage en parallèle ou en série… Non ?
Ok, on va se faire un petit récapitulatif de tout ça alors, rassurez-vous ce n’est pas bien compliqué.

Le câblage en série est le plus simple à comprendre. On câble plusieurs accus l’un à la suite de l’autre permettant d’additionner la tension de chaque accu dans le mod, on exploite dont 8.4 volts voir plus, le chipset va donc énormément réguler les tensions inférieures sans se préoccuper d’avoir besoin de gérer des tensions très élevées.

Le câblage en parallèle superpose les accus. On obtient toujours une tenson maximale de 4.2 volts mais cette fois, le mod aura 2 (ou plus) accus qui vont se décharger distinctement ensemble afin de permettre au mod d’exploiter l’énergie non exploitée et stocker grandement les condensateurs pour donner une forte tension de sortie quand c’est nécessaire. L’avantage de ce câblage c’est qu’on additionne l’ampérage des accus et permet à l’utilisateur d’utiliser des résistances très basses sans risques.

En résumé, selon votre câblage d’accus, votre mod sera très efficace pour exploiter des fortes tensions ou des tensions normales avec des résistances très basses. Cependant depuis la démocratisation des résistances Clapton qui demandent souvent une tension assez importante pour chauffer, les mods actuels ne sont presque plus qu’en série afin d’éviter l’effet «résistance diesel».


En résumé


Ce qui va permettre de déterminer ce qu’est un bon mod ce sont avant tout les matériaux utilisés. Un bon mod utilise des matériaux de qualité que ce soit pour son connecteur, ses câbles et surtout son chipset. A l’époque où certains chipsets étaient qualifiés de serpents à sonnette tant les hertz proposés étaient faibles, Pipeline proposait déjà des chipsets à 200 000 hertz et ce dès la première version du Pipeline Pro (au-delà de 60 000 hertz c’est totalement imperceptible par l’être humain).

Donc si vous devez choisir un bon mod électro, assurez-vous que vous avez un chipset fiable, c’est lui qui va devoir tout gérer !

Ah oui petite précision, le méca semi-régulé n’existe pas, s’il y a une régulation c’est un électro n’en déplaise aux fans.

 

One thought on “Les mods électroniques

  1. Je me disais bien qu’un article avec autant de technique ne pouvait être qu’écrit par Brice Willis. Le Albert Einstein de la team OSTV. J’apporterai juste une petite précision concernant le terme Watt utilisé dans le milieu de la vape, le terme exact est le Joule.

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