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ONESHOT MAGAZINE #1 – Interview Jan Kounen

article jan kounen

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire notre magazine papier, voici un article tiré du ONESHOT Magazine #1

Jan Kounen, encore plus militant après Vape Wave ?


Le jeune milieu de la vape et sa révolution évidente annoncée a eu la chance en 2014, d’avoir son film de cinéma, Vape  Wave, par l’un de nos plus grands réalisateurs français de cinéma : Jan Kounen.

Investissement à fonds perdus ? Pause dans une carrière de cinéaste ? Déception ? Regrets ?

L’équipe de OneShot Mag a eu la chance de rencontrer le réalisateur de 99 Francs, Doberman et Blueberry,  sur  le  tournage  de son nouveau film « Mon cousin », superproduction avec François Damiens et Vincent Lindon.

Rencontre exclusive avec Jan Kounen pour une interview vape et cinéma. C’est parti !

Par Florent Biriotti et Turtle


Qui est Jan Kounen ?

Réalisateur de cinéma rempli de passions ! Je suis vaper, electric skaterboarder et intéressé depuis 20 ans aux médecines parallèles amazoniennes.

Si  beaucoup  te   connaissent   pour tes grands films à succès comme Doberman, 99 Francs ou  Blueberry, les vapoteurs te connaissent tous  pour le film que tu as offert au secteur de la cigarette électronique : Vape Wave. Quelle est ton analyse de cette expérience trois ans après la sortie du film ?

C’est simple :  je  pense  que  je  ne  le referais pas. J’ai recroisé d’autres sujets potentiels dans lesquels je me reconnais et qui me passionnent, et pour lesquels je pense que ce serait génial de faire des documentaires, mais je me dis plutôt maintenant que  ça  serait  génial  que quelqu’un fasse un documentaire.

Ce n’est pas que je regrette d’avoir fait Vape Wave. Au contraire je suis content que le film  existe,  je  sais  pourquoi  je  l’ai fait, mais c’est tellement de travail, qu’aujourd’hui je me méfie plus.

Je préfère intégrer des éléments de mes passions dans  les  fictions  que  j’écris pour le cinéma plutôt que d’y dédier une réalisation complète, ou en tous cas… pas dans les conditions de Vape Wave ! Pour rappel, Vape Wave n’a pas été une mince affaire à mener au bout.

Bien sûr  j’ai tiré  beaucoup  de  positif  de ces années, un très  grand  soutien  de  la   communauté   des   vapoteurs,   de belles rencontres avec les juice makers, les moders, les politiques, c’est d’ailleurs grâce au crowdfunding via la communauté que nous avons pu récolter assez de fonds pour débuter le tournage. Je pense que c’est important d’avoir pu capturer cette époque bien spécifique de l’histoire de la vape, de 2014 / 2015, car c’était le Far West ! Aujourd’hui dans la rue tu vois tout le monde avec des mods avant on voyait vaguement quelqu’un avec une cigarette électronique, les petites que tout le monde avait, et quand tu voyais quelqu’un avec un mod ça partait immédiatement  en  discussion autour de  ta  machine,  ton  coil,  ton juice… c’était l’effervescence !

Jan-Kounen-Le Woodstock  de  la  vape,  c’était ces années-là. Les premiers salons Vapexpo, les shows  américains,  les  moders…  c’était vraiment super  de  filmer  cette période, mais je n’aurais jamais  pensé  au démarrage que ça me prendrait tant d’énergie et  de  temps.  Mais  comme j’étais très motivé par le sujet, et que je voulais vraiment créer quelque chose qui puisse aider les fumeurs, pour montrer l’e-cigarette différemment que ce qu’on pouvait en dire à l’époque, je l’ai fait. Parce qu’il faut dire aussi que l’image de la vape était bien différente d’aujourd’hui à cette époque. L’existence même de la cigarette électronique était menacée !

Même si on entend encore aujourd’hui des discours faux du type « c’est plus dangereux » « on ne sait pas ce qu’il y a dedans », ces idées étaient bien plus présentes dans l’esprit du grand public à l’époque  de  Vape  Wave.  J’ai voulu montrer la vape différemment.

C’est  aussi peut-être ton professionnalisme et ton jusqu’auboutisme qui ont tant consommé ton énergie et que ça t’a pris tant de temps, car tu n’as pas fait un simple documentaire caméra au poing, mais un vrai film de cinéma, tu aurais pu faire plus court non ?

Je fais plutôt des longs métrages et, comme je savais que je n’aurais pas de diffusion en télévision du film,  je  me  suis dit que le long métrage était le bon format pour  Vape  Wave.  Aujourd’hui, après l’expérience de  la  réalisation  de  la série The Show pour Blackpills, je pense que je me tournerais plus vers ce type de diffuseurs pour ce type de films, Netflix ou Amazon, car eux fonctionnent sans toutes les contraintes des autres diffuseurs comme la télévision.

À l’époque en effet, les télévisions françaises étaient très frileuses dans leur façon de parler du sujet de la cigarette électronique, on se souvient au Vapexpo que Canal+ était venu filmer en imposant nombre de contraintes aux personnes filmées: nepasmontrerquelqu’uninhaler de la vapeur à l’écran, ne pas montrer un produit, ne pas dire certains mots … alors on avait fait un sujet autour de rien, car les journalistes étaient contraints par le diffuseur, lui-même contraint par la  loi, les lois pressenties… Le sujet n’était même pas passé à l’antenne.

Faire un film comme Vape Wave à l’époque, c’était militant ?

Bien sûr que c’était militant ! En plus c’était compliqué parce que le sujet n’est pas très sexy pour le  grand public, car on va parler de santé, de politique, il y a la partie sympa des rencontres avec les créateurs et les figures de la  vape,  les reviewers, et l’histoire du produit, donc c’est sensible, car on pouvait vite se retrouver dans un reportage de télévision. Ça a demandé pas mal de jus de cerveau pour rester créatif sur le sujet.

De toutes ces expériences, ces rencontres, des voyages que tu as faits pour filmer Vape Wave partout dans le Monde, tu as un souvenir, une expérience, qui t’a plus marqué, à nous raconter ?

Je crois qu’au fond, ce  qui  m’a le  plus   touché, ce sont tous les témoignages des gens six mois, un an après la sortie du film, et qui m’ont dit que c’était grâce à mon film qu’ils avaient arrêté de fumer. Des gens qui m’ont dit « j’ai vu ton film et le lendemain je suis allé m’acheter ce mod », après la diffusion à la TV sur LCP et sur la télévision nationale suisse. Ça me fait vraiment plaisir parce que c’est la raison pour laquelle j’ai fait le film. Mes meilleurs moments c’est quand j’ai eu des retours sur son efficacité et  de savoir  que la présenter d’une manière funky pouvait donner envie aux gens de regarder la cigarette électronique d’une autre façon et que c’est ridicule de ne pas y aller.

« CE QUI M’A LE PLUS TOUCHÉ, CE SONT TOUS LES TÉMOIGNAGES DES GENS (…) QUI M’ONT DIT QUE C’ÉTAIT GRÂCE À MON FILM QU’ILS AVAIENT ARRÊTÉ DE FUMER. »


L’intégralité de l’article du magazine dans le pdf ci-dessous. 

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Un chapeau de magicien (blanc de préférence, comme gandalf). Un tee-shirt (avec le logo OS parce que je suis fan de cette team). Un jean Levi’s (parce que j’ai de l’éducation et que je ne montre pas mes fesses à tout le monde). Des chaussures de danse (pour la danse en couple bien entendu). Une souris dans la main droite (les Logitech ont mes faveurs). Une box dans la main gauche (avec un Corona V8 DLC dessus). Et dans la tête un petit air de swing (parce qu’il faut que ça balance baby).

One thought on “ONESHOT MAGAZINE #1 – Interview Jan Kounen

  1. Salut à tous , merci c’est vraiment cool d’avoir partagé l’article, que je lis avec beaucoup d’émotions . Moi aussi j’ai arrêté la clope, après presque 25 années de tabagisme, grâce à ce film d’une justesse et d’une vérité incroyable .
    Malheureusement, je n’ai eu que cet outil formidable qu’est internet pour trouver les bons conseils et le bon matos , et surtout le plus important , le bon jus, pour parvenir à un sevrage complet . En effet, je n’ai pas eu la chance de pouvoir fréquenter un shop physique « digne de ce nom » près de chez moi à cette époque (et même aujourd’hui encore je dois l’avouer ).
    Aujourd’hui je suis devenu, grâce à ce film, un « ancien fumeur », et un vrai « geek » de la vape.
    Merci à vous tous de continuer à nous informer , nous distraire, nous réconforter dans le fait que nous avons fait le bon choix, que nous avons tous pris, à des moments différents, la même direction .
    Chère team ONESHOT , je vous salue bien affectueusement

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