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Mexique : interdiction d’importation des produits du vapotage subventionnée par l’OMS

mexique oms

Au Mexique, début février 2020, le président Andrés Manuel López Obrador a interdit par décret présidentiel l’importation de tous les produits liés de près ou de loin au vapotage. Ce décret reprend mot à mot les préconisations de l’OMS en matière de vape. En contrepartie, le Mexique va se voir allouer des subventions par cette même organisation.

Une loi sur fond de fausses informations :

gobierno_mexico_Sur le site du Gouvernement du Mexique, on peut trouver l’annonce du décret présidentiel de Andrés Manuel López Obrador visant à interdire toute importation de produits du vapotage. Or, les déclarations faites sur cette page officielle sont plutôt inquiétantes.

En effet, en sous-titre, on peut lire que la cigarette électronique contient “plus de métaux lourds que dans une cigarette classique”. Une belle entrée en matière qui justifie l’interdiction d’importation des produits du vapotage.

Le gouvernement mexicain présente la vape comme une porte d’entrée à la dépendance à la nicotine, indiquant que 938 000 adolescents ont déjà essayé la cigarette électronique (160 000 l’utiliseraient régulièrement). Les nombreuses déclarations et justifications de l’OMS sur le sujet sont également reprises : nocivité de l’e-cigarette, présence de substances toxiques et cancérigènes.

Cette loi, en plus de pénaliser les vapoteurs mexicains, risque de poser problème pour le tourisme. Le Mexique est une destination prisée des Américains ainsi que des Européens. Passer la frontière mexicaine avec du matériel de vapotage ainsi que du e-liquide entraînera une saisie immédiate, voire une amende pour contrebande.

L’ombre de l’OMS plane sur ce décret :

fctc-logoL’OMS n’est pas innocente dans cette prise de position. En effet ce décret fait curieusement écho à l’acharnement idéologique que l’Organisation mondiale de la santé entretient sur le sujet de la vape, et notamment par son département de lutte contre le tabac (FCTC ou Framework Convention on Tobacco Control), financé par un certain M Bloomberg, ex-maire de New York et candidat à l’investiture démocrate pour les prochaines élections américaines.

En effet, on retrouve par exemple dans les justifications de ce décret les déclarations de l’OMS sur le vapotage passif et leurs soi-disant “particules fines”.

Ce qui n’est en revanche pas mis sur la scène publique, ce sont les subventions que l’OMS propose aux états alignant leurs politiques de santé à celles de l’organisation mondiale. En effet, le Mexique, en récompense de leur interdiction, va se voir grassement subventionné afin de mettre en place une politique antitabac (vape comprise) digne de ce nom. Cela a déjà été le cas au Salvador via le Fonds de solidarité pour la santé (FOSALUD).

C’est l’organisation non gouvernementale Union, via l’Initiative Bloomberg, qui a mis en place le financement d’aides aux États, notamment ceux en voie de développement.  En effet l’ONG est étroitement liée à la FCTC et lui permet ainsi un appui financier plutôt attractif pour permettre aux états de mettre en place une politique de lutte contre le tabagisme.
Cette initiative pourrait être tout à fait honorable si la vape n’était pas considérée par Bloomberg comme étant une partie du problème et non comme une solution à la lutte contre le tabac.

Ce décret, bien qu’officiellement déclaré, n’en est qu’à ses balbutiements. Il est trop tôt pour en connaître les conséquences. Mais nul doute que la communauté de la vape mexicaine va pâtir de ces mesures.


 

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